
Siédja : Une bibliothèque pour l’Éducation et la lutte Contre les VBG
L’ONG SOS Violence Sexuelle, sous la présidence du Pr Osséi Kouakou, a inauguré une bibliothèque communautaire à Siédja et lancé une campagne de sensibilisation contre les violences basées sur le genre. Soutenu par l’UNESCO et la Bibliothèque Nationale, ce projet vise à renforcer l’éducation et l’autonomisation des populations rurales.

La cérémonie officielle s’est tenue en présence de Mme Koné née Dembélé Emma, sous-préfète d’Assuéfry, de M. Boua Étienne, 2ᵉ adjoint au maire Yoboua Kouabenan Ceverin, ainsi que des autorités villageoises et des habitants.Dans son intervention, le Pr Osséi Kouakou a mis en avant le rôle fondamental de l’accès au savoir :« Une communauté instruite est plus forte et autonome. La lecture est un outil puissant pour le développement personnel et collectif. »
Il a encouragé les adultes à intégrer les programmes d’alphabétisation pour bénéficier des ressources disponibles.Mme la sous-préfète a salué cette initiative, soulignant l’impact de l’éducation sur la lutte contre la précarité : « L’alphabétisation ouvre de nouvelles perspectives économiques et favorise l’indépendance. C’est un engagement fort du Gouvernement. »

Boua Étienne, représentant la municipalité, a réaffirmé la volonté de faire de l’éducation une priorité :« Notre objectif est d’atteindre zéro analphabète dans le département de Transua. »Grâce à l’appui de ses partenaires, l’ONG SOS Violence Sexuelle a équipé la bibliothèque de l’école primaire de 200 ouvrages, couvrant plusieurs domaines.
Parallèlement, des ateliers ont été organisés pour sensibiliser la population à l’importance du savoir.Représentant l’UNESCO, M. Coulibaly Zana Alexis a salué l’engagement des habitants : « L’implication des chefs traditionnels et des femmes témoigne d’une volonté de changement. Lorsque les leaders s’engagent, toute la communauté suit. »

Avec 240 apprenants, dont 90 % de femmes, cette initiative représente une avancée majeure en matière d’inclusion éducative à Siédja.Profitant de cet élan, SOS Violence Sexuelle a mené une campagne de sensibilisation sur les violences faites aux femmes et aux filles. Le Pr Osséi Kouakou a alerté sur les freins à l’éducation des jeunes filles, notamment les mariages précoces et les grossesses précoces :
« Protéger l’avenir des filles, c’est leur garantir un accès équitable à l’éducation. »Des échanges avec la communauté ont permis de déconstruire certains préjugés et d’encourager la dénonciation des violences.Avec cette double initiative, Siédja franchit une nouvelle étape vers une société plus instruite et plus égalitaire.
HG